Je suis née le 15 décembre 1961 à Marseille. Mariée et mère d’une petite fille, j’ai été élevée dans l’esprit des valeurs humanistes et de progrès social du Parti socialiste.
Fille du sénateur Antoine Andrieux, adjoint de Gaston Defferre, et filleule d’Irma Rapuzzi, sénatrice et 1ère adjointe de Gaston Defferre pendant de longues années, c’est naturellement que j’adhère, dès l’âge de 15 ans, au Parti Socialiste au sein de la section Jean Jaurès à Marseille.
En septembre 1983, après des études de Commerce et de Droit, et au lendemain du décès de mon père, j’entre en qualité de cadre à la SOCOMA, Société Coopérative de Manutention sur le port de Marseille, et y travaille jusqu’en 1997, date à laquelle je suis détachée pour remplir mes fonctions de députée.
J’accède pour la première fois au poste de conseillère municipale en 1995 dans le 2ème secteur (2ème et 3ème arrondissements de Marseille sur la liste conduite par Jean-Noël Guérini).
En 2001, je suis la seule femme, tous partis confondus, tête de liste d’un secteur municipal. C’est une victoire sans appel contre la liste de droite confortant la Gauche Plurielle sur les 13ème et 14ème arrondissements. En 1997 et en 2002, j’étais aussi la seule femme députée sur Marseille.
Elue au Conseil régional Provence-Alpes-Côte-D’azur en 1992, je suis réélue avec Michel Vauzelle en 1998 et 2004. Je suis vice-présidente du Conseil régional, déléguée aux questions foncières, au logement, à l’habitat et à la politique de la ville jusqu’en juin 2009 et quitte ce mandat dans le cadre des dispositions relatives au cumul.
Elue députée en 1997 face au RPR sortant, je suis réélue en 2002 et en 2007 avec près de 60% des voix à chaque fois. C’est la première fois qu’une députée sortante est reconduite, qui plus est deux fois, dans la 7ème circonscription des Bouches-du-Rhône.
Tête de liste aux élections Municipales dans les 13° et 14° arrondissements, je suis élue le 16 mars 2008 au Conseil municipal de Marseille et siège à la communauté urbaine Marseille Provence Métropole.
La Députée des Bouches-du-Rhône conjugue avec talent et pugnacité le mandat local et le mandat national que les électeurs lui ont confié.
Mes valeurs
Dans un monde caractérisé par la montée en puissance du capitalisme et par la recherche du profit, qui engendrent inégalités et injustices sociales, certaines valeurs doivent être défendues plus que jamais. Humanisme, exigence de démocratie, recherche de l’égalité, esprit de solidarité et respect de la dignité des hommes et des femmes quelle que soit leur origine sociale, leurs croyances, leur parcours. Ces valeurs constituent l’héritage d’une lutte engagée tout au long de l’Histoire par ces femmes et ces hommes qui ne se sont jamais résignés face à l’adversité .
Cependant, sans l’engagement de tous ceux et de toutes celles qui contribuent jours après jours à l’amélioration de la vie dans nos quartiers, ces valeurs ne pourraient avoir de sens. En effet, sans ces nombreuses associations, ces bénévoles, ces entrepreneurs et ces élus qui travaillent au quotidien pour améliorer la vie dans notre territoire, les principes qui nous guident dans notre action ne sauraient avoir une réelle signification. Mais plus encore, si l’on souhaite faire vivre ces valeurs, nous devons tout d’abord les faire partager à tous les citoyens.
Afin de redonner du sens aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, les citoyens sont également invités à participer au projet collectif. Convaincue que la politique peut encore agir, je souhaite qu’elle réponde aux attentes des citoyens et que la démocratie représentative puisse se conjuguer avec la démocratie participative, sans quoi le travail d’un élu ne saurait répondre aux attentes de la communauté.
La société ne doit pas être façonnée par les intérêts privés, elle doit être le fruit d’un travail mené en commun et conduit par une seule ambition ; celle de replacer le citoyen au cœur de son action. Et cette action devra relever des défis toujours plus nombreux : injustices sociales, inégalités croissantes, dérégulation financière, dégradation de l’environnement, dépréciation de l’éducation, crise du logement… Sans distinction de sexe, de croyances ou d’origines, il faut s’engager ensemble dans un projet qui réponde à nos attentes.
À travers nos actions, nous pourrons ainsi construire une société plus équitable, plus solidaire aussi car l’individualisme prôné par une société marchande ne nous permettra pas de pouvoir vivre ensemble et d’apprendre à accepter nos différences.
Marseille, ville cosmopolite, s’est nourrie de ces différences qui ont contribuées à construire son identité ; c’est pourquoi le rejet ou la haine comme réponses aux problèmes actuels ne sauraient y trouver leur place.
Le vivre ensemble n’est pas seulement une expression à Marseille, c’est un état d’esprit qui ne doit pas céder aux sirènes toujours plus fortes de l’indifférence et de l’individualisme.
Parce qu’il est toujours plus facile de dénoncer l’autre et d’oublier que nous faisons partis d’une même communauté de destin, la politique doit être un travail permanent pour lequel nous devons nous engager afin de proposer ensemble des solutions durables et équitables.
