Le budget voté hier à l’Assemblée nationale est un budget d’austérité. C’est la facture du sarkozysme qui est présentée aux Français, mais ce sont avant tout les classes moyennes et populaires qui vont l’acquitter. Toutes les augmentations de taxes, les suppressions de niches fiscales ou les déremboursements de prestations médicales les prennent pour cibles.
Ce budget est injuste car il préserve tous les privilèges en faveur des rentiers et des plus fortunés. Le gouvernement continue d’engloutir des sommes faramineuses dans des dispositifs de défiscalisation qui non seulement ne bénéficient qu’à une poignée de contribuables mais en plus n’ont aucun effet sur la croissance économique. Aujourd’hui Mme Bettencourt et ses semblables payent proportionnellement moins d’impôt qu’un cadre ou qu’un ouvrier.
Ce budget entraîne la paupérisation de notre pays, c’est la chute vertigineuse de l’investissement public dans tous les secteurs porteurs de croissance (emploi, recherche, industrie, collectivités territoriales, services publics…).
Avec plus de 30 000 suppressions de postes dans la fonction publique, notamment plus de 16 000 postes supprimés dans l’Education nationale (soit plus de 50 000 suppressions depuis 2007 dans ce secteur), les services publics se meurent et l’inégalité progresse sur tout le territoire. De plus, le gel des dotations aux collectivités va peser sur l’investissement et sur les services rendus à la population. À un moment où l’État finance la moitié de ses dépenses courantes par le déficit, il n’est pas acceptable de reporter l’austérité sur des collectivités territoriales qui ne s’endettent que pour investir et qui, depuis trente ans, n’ont pas augmenté leur endettement.
Le budget pour 2011 marque le triomphe de l’économie de la rente sur l’économie productive, la victoire de l’argent qui dort sur l’investissement et le risque. Là est la vraie raison du retard de croissance de la France.





L’annonce avait fait du bruit à l’époque, le candidat Sarkozy avait annoncé la suppression de la Taxe Professionnelle, une taxe qu’il trouvait injuste et qui pénalisait le développement des entreprises française au sein de la communauté européenne car la France était le seul pays a appliquer cet impôt.La gauche avait crié au scandale et se demandait comment financer ce manque à gagner…Le Président Sarkozy a trouvé, il a effectivement supprimé la Taxe Professionnelle ou plus exactement il l’a rebaptisée car elle porte désormais le nom de « cotisation foncière des entreprises ».Les bénéficiaires en sont les grosses industries (les amis du président) car elles ne sont plus taxées sur leurs investissements…Les grands perdants les petits, entreprises, commerçants et artisans car eux viennent de subir une augmentation (15 % en ce qui me concerne malgré une chute vertigineuse de – 37 % de mon CA par rapport à 2009 !) sur cette taxe rebaptisée…..J’ai vraiment le sentiment que les politiques se foutent (une fois de plus…) de nos gueules, nous abandonnent, ferment les yeux et nous laissent « crever » à petit feu…